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 Ivy Maelstrom — Mori Memento


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Date d'inscription : 12/09/2017

MessageSujet: Ivy Maelstrom — Mori Memento   14.09.17 17:39

Souviens-toi que tu vas mourir

CARACTÈRE
Elle avait les cheveux longs, Ivy. Si longs qu'ils dansaient avec elle et mouvaient à chacun de ses pas, suivant le rythme de ses envies. Son blond cendré lui offrait alors la prestance d'une représentante Maelstrom à qui de droit revenait les responsabilités. Elle était belle Ivy, elle était féminine et on enviait sa prestance et ses yeux d'eau. On la disait jolie, on la disait charismatique. Un nez fin et des lèvres rebondies, l'on ne doutait qu'elle serait mariée dès sa maturité et déjà les plus renommés se battaient mariage et prospérité. Son rire cristallin redonnait envie de vivre et embomait alors les coeurs des plus meurtris, sa générosité était un fait et les plus démunis savaient, quand ils la voyaient, que leurs jours seraient meilleurs. Elle donnait, elle offrait, elle faisait ce qu'elle pouvait pour aider, pour rendre le monde un peu plus beau, un peu moins terne. C'était dans sa nature, de faire partie des plus gentils.

Mais elle s'est essouflée, Ivy. Elle s'est éteinte en même temps que son nom a sombré dans l'oubli. Comme une fleur qui se fanne, elle s'est repliée. Rares sont ceux qui se souviennent alors.

Ivy est discrète. Ses cheveux devenus mi-longs la rendent méconnaissable, et son nom n'est plus que Ivy, la fille de fermier qui s'est échappée pour découvrir la ville. Elle est sincère, malgré les mensonges qui forgent son identité. Elle ne ment jamais réellement, évitant de répondre à ceux qui lui posent des questions trop poussées, s'enfuyant si jamais l'on découvre qui elle est. Ivy est éphémère. Elle reste quelques temps avant de disparaitre de votre vie comme si jamais vous ne l'aviez rencontrée. Elle ne s'attache pas Ivy, ou si peu, et ce n'est pas faute d'essayer; même son frère ainé, elle semble l'avoir oublié, se fichant bien de le retrouver un jour ou pas. Et pourtant, elle aimerait tant aimer; se donner et enfin se reposer. Mais rien n'y fait, Ivy se cache et s'enroule dans un cocon de flegme déconcertant.

Ivy aurait voulu être honnête mais le destin en a fait autrement, l'attirant dans les méandres des voleurs et des filous pour s'en sortir vivante. Elle n'en reste pas moins douce, offrant des petits services à ceux qui ne peuvent la payer mais qui sont heureux de la rencontrer, transportant des courses, aidant à nettoyer un palier ou à chasser des bêtes sauvages. Elle ne demande en retour que leur sourire et s'empresse d'aller ailleurs pour de nouvelles aventures. Elle semble instable, elle vit dangereusement, peu consciente des risques qu'elle encourt — ou trop consciente pour s'en préoccuper encore.

Ivy ne fait pas d'humour, mais est très réceptive à celui des autres, jouant de son rire facilement avec ceux qui attisent ses sourires. Ivy aime le vin chaud, les auberges et rencontrer de nouvelles personnes, s'intéresser à leurs vies, à ce qu'ils font. Comme si les autres avaient toute leur importance là où elle n'en avait plus aucune. Elle aime les belles histoires, et les moins belles, les héroïques et les tristes; émotive, elle se laisse aller à ses émotions au fil des paroles ou des lectures qu'elle peut découvrir. Et la voilà bien naïve, à croire tout ce qu'on lui dit, sans pour autant ne jamais faire confiance à personne. Ainsi est-elle persuadée de l'existance des dragons, des marcheurs blancs, des sorciers rouges ou encore des enfants de la forêt; jamais cependant, osera-t-elle suivre quelqu'un pour en avoir une preuve. Sa foi lui suffit, à Ivy. La recherche de la vérité ne l'intéresse pas; la curiosité n'est pas l'une de ses vertues tout comme peu de choses l'intéressent. Elle sait faire beaucoup de choses, mais rien ne lui plait réellement; sauf la chasse, avouerait-elle avec un petit sourire.

Elle est impulsive, aussi. Elle se laisse aller à ses désirs sans jamais réfléchir aux conséquences. Ainsi, lors d'un vol dans un château pour avoir de quoi se nourir (car voler les plus riches est bien plus juste que voler les pauvres, vous dira-t-elle), Ivy s'est surpris à voler la plus belle dague que jamais elle n'avait vu. Et jamais aurait-elle désiré porter préjudice à l'homme qui la possédait, bien qu'il fut certainement riche et égoïste. Mais elle était tellement belle, cette dague ornée d'or et de fleurs, qu'elle l'avait prise sans aucun état d'âme et l'avait depuis lors gardée. Elle ne réfléchit pas toujours aux conséquences de ses actes, se laisse aller à ses pulsions parfois dérangées, l'impatience et l'impulsivité faisant partie d'elle comme du reste.  

HISTOIRE
Les Maelstrom possédaient des terres non loin de Dorne, aux bâtiments recouverts de plantes fleuries et de tuiles rouges. Les terres des Maelstrom étaient connues pour leur beauté sans limites, la clarté de la ville principale offrant un halo de bonheur à ce qui s'y rendaient. L'on dit même que l'odeur de magnolia qui s'y dégageait charmait les visiteurs qui ne voulaient ensuite, plus s'en aller. C'est ainsi que l'on justifiait le fait que tant de passagers s'y arrêtent et décident de s'y installer quelques temps. Il n'y avait pas, ou très peu de soldats, les terres étant sous la protection des Targaryens depuis près de 100 ans. Iron Maelstrom était l'homme qui avait été désigné pour prendre soin de ces terres; agé d'une cinquantaine d'année, un ventre bien rebondi qui témoignait de ses bonnes buveries et des délicieux banquets auxquels il participait, des cheveux et une barbe grise bien entamés et surtout, un rire éclatant sur tous les murs de son pays, il était apprécié de son peuple et de ses amis. Iron prenait très peu soin de lui et semblait souvent négligé, disant qu'il préférait donner à son peuple l'argent dont il disposait plutôt que de l'utiliser dans des habits futiles; pourtant il était de loin un homme charismatique sur lequel on comptait.

Iron avait été marié, et avait eu deux enfants. Un garçon, légitime héritié de ses terres qu'il contrôlait, et une jeune fille, Ivy, qui à la naissance avait également offert la mort à sa mère. Mais comment aurait-il pu en vouloir à ce petit bouton de fleur qui arrivait tout juste à la vie. On dit qu'Iron Maelstrom était très amoureux, car jamais il ne se remaria, se consacrant à l'éducation de ses enfants, au bonheur de son peuple et à la prospérité de ses terres. Les vrais commandant se moquaient régulièrement de lui — lui qui vivait au pays des licornes et des papillons. Mais il était mauvais guerrier, Iron, alors il le prenait avec humour et trainquait à son inefficacité. Il n'empêche qu'il fut certainement l'un des chefs les plus aimés d'un pays.

Alors évidemment, ce n'est pas dans ces conditions que son fils, héritié et futur gouverneur, pourrait réellement apprendre les arts de la guerre et de la négociation. Suite à une proposition venue directement des Targaryens, Iron envoya (et non sans larmes), son fils apprendre la vie chez les Targaryens; il deviendrait Pupille de ce dernier et l'entrainerait jusqu'à ce qu'il soit devenu un homme et sâche correctement diriger des terres. Heureusement, il lui restait sa fille unique, sa petite Ivy, son adorée Ivy. Elle semblait avoir été très triste de la séparation avec son frère, eux qui étaient si proches et s'amusaient à l'épée de bois ensemble. Alors, pour la consoler, il lui accorda un voeux; celui de lui apprendre à chasser. La chasse; un divertissement qu'il adorait, dans lequel Ivy se révéla assez douée pour réussir à tuer, lors de sa quatorzième année, un ours ! Ah, qu'elle était pleine de ressources, sa petite Ivy.

Mais en tant que future digne femme et mère, on lui apprit également l'art de la couture et de la danse, dans lesquels elle brillait toujours. La poésie, aussi. Ivy charmait de ses rires et de son innocence certaines; et tous disaient qu'elle était un ange tombé du ciel. Pourtant, elle faisait beaucoup de souci à son père, s'enfuyant régulièrement pour aller rencontrer les gens du peuple, pour discuter avec les gens du coin sans jamais penser à son vieux père, à son bon père qui cloisonné dans sa chambre, se faisait un sang d'ancre jusqu'à ce qu'elle revienne et qu'il la prenne dans ses bras; car jamais, ô grand jamais Iron Maelstrom aurait pu lever la voix sur ce qu'il considérait comme son plus beau trésor, un fait souvent critiqué par les nurses de la demoiselle.
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